Seul, incompris, piégé dans un étau qui se referme un peu plus à chaque seconde. Voilà comment l'on se sent dans ce genre de moment. On sent une trappe qui se dérobe sous nos pas, et ce, même en y ayant prêté garde.
Triste ironie du sort.
Trahi par des répercutions d'évènements que l'on avait menés à bien, pour que tout aille pour le mieux, tout ce que l'on avait bâti s'effondre. La naïveté est la base la plus fragile de toute construction : au premier abord, quand elle est inconsciente, elle peut s'avérer être la solution à tout, tant que l'on ne s'en rend pas compte. Le deuxième effet est des plus dramatiques. Tout ce qui a été construit pendant de longs mois, à force d'efforts et de concessions, s'écroule tel un château de cartes.
Finalement, quoi que l'on en dise, ce sont des personnes les plus proches dont il faut se méfier car c'est souvent en elles que l'on a une confiance absolue. On se méfie des autres, mais jamais des proches ; or ils sont capables des mêmes choses. Et ces choses nous apparaissent encore plus infâmes quand ce sont des personnes à qui l'on a donné sa confiance qui agissent ainsi. Un poignard bien dissimulé pour frapper dans le dos peut amener à bien des blessures difficiles à refermer. A trop faire confiance, on finit par en devenir aveugle.
Pas facile de revenir à la triste réalité quand toute sa vie n'était faite que d'illusions. Les coups sont plus efficaces. Beaucoup plus douloureux cependant. Mais, des fois, ne faut-il pas une certaine forme de violence pour sortir de l'utopie ? Ne faut-il pas briser des illusions pour détenir - enfin - les choses telles qu'elles sont ?
Une belle leçon de vie, diront certains.
Je ne pense pas que ce soit cela.
C'est tout simplement dans l'ordre des choses.